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Moustique tigre en Belgique : où en est-on et que faire chez soi ?

Moustique tigre en Belgique : où en est-on et que faire chez soi ?

Chaque été, la question revient : faut-il s’inquiéter du moustique tigre en Belgique ? L’espèce progresse effectivement dans le pays, y compris en périphérie bruxelloise, mais sa présence ne signifie pas un risque sanitaire immédiat. D’abord la surveillance, ensuite les gestes simples qui limitent sa reproduction chez vous.

En résumé : le moustique tigre a été signalé dans onze communes belges depuis mai 2026, dont Kraainem et Zaventem, en périphérie de Bruxelles. Les autorités rappellent que cette présence n’implique aucun risque immédiat de transmission de virus. Le geste le plus utile reste la suppression des eaux stagnantes autour du logement, car ce moustique se reproduit dans de très petits volumes d’eau.

Moustique tigre en Belgique : quelle est la situation en 2026 ?

Depuis le début du mois de mai, les citoyens ont signalé la présence du moustique tigre dans onze communes du pays. En Flandre : Boom, Kessel-Lo, Kraainem, Kuurne, Merelbeke-Melle, Rotselaar, Schelle, Wijnegem et Zaventem. En Wallonie : Aywaille et Ath.

Pour quatre d’entre elles — Aywaille, Kraainem, Kuurne et Rotselaar — il s’agit d’une première observation.

Par ailleurs, les chercheurs constatent que l’insecte s’implante davantage dans plusieurs communes déjà répertoriées les années précédentes, notamment Hoegaarden, Merelbeke-Melle, Wijnegem et Zaventem. Autrement dit, l’espèce ne fait pas que passer : elle s’installe.

Deux communes concernent directement la périphérie bruxelloise, Kraainem et Zaventem. Les habitants de l’est de Bruxelles ont donc une raison concrète de rester attentifs.

Moustique tigre en Belgique : faut-il s’inquiéter ?

La réponse des autorités sanitaires est claire, et elle mérite d’être reprise telle quelle.

Selon l’épidémiologiste de Sciensano Javiera Rebolledo Romero, la présence de moustiques tigres n’implique pas de risque immédiat de transmission de virus comme la dengue, le chikungunya ou le zika. Ces observations confirment surtout l’importance de poursuivre la surveillance, afin que les autorités puissent adapter leurs mesures.

En pratique, un moustique tigre ne transmet un virus que s’il a préalablement piqué une personne infectée. Sans circulation virale locale, l’insecte reste avant tout une nuisance : il pique de jour, agressivement, et sa piqûre démange fortement.

Un autre événement a marqué l’été 2026 : un cheval de la périphérie bruxelloise a été euthanasié début août après une infection par le virus West Nile, une première en Belgique. À noter cependant que ce virus circule via des moustiques indigènes, pas via le moustique tigre. Les vétérinaires y voient un signal de vigilance sanitaire, pas une alerte immédiate pour la population.

Moustique tigre en Belgique : comment le reconnaître ?

Le moustique tigre se distingue assez facilement d’un moustique commun, à condition de savoir quoi regarder.

  • Sa taille : très petit, environ 5 mm, soit plus petit qu’une pièce de monnaie
  • Ses rayures : blanches et noires très contrastées sur les pattes et l’abdomen
  • Sa ligne dorsale : une bande blanche unique sur le thorax, bien visible
  • Son activité : il pique surtout en journée, tôt le matin et en fin d’après-midi
  • Son rayon d’action : il se déplace peu, généralement moins de 150 mètres de son lieu de naissance

Ce dernier point est essentiel. Si vous êtes piqué chez vous, le gîte de reproduction se trouve presque certainement dans votre jardin ou celui d’un voisin proche.

Moustique tigre en Belgique : comment le signaler ?

Depuis cinq ans, chacun peut signaler une observation via la plateforme SurveillanceMoustiques.be, portée par Sciensano et l’Institut de Médecine Tropicale.

La démarche est simple : photographiez l’insecte, même imparfaitement, puis déposez le signalement sur le site. Les experts confirment ou infirment l’identification.

Chaque signalement compte réellement. Comme le rappelle Sciensano, ces informations permettent de comprendre où l’espèce est introduite et où une surveillance renforcée devient nécessaire. La surveillance active se poursuit jusqu’en octobre.

Une recommandation particulière concerne les retours de vacances. Le moustique tigre voyage volontiers en voiture depuis le sud de l’Europe. Vérifiez donc votre véhicule et vos bagages au retour, notamment si vous revenez d’Italie, d’Espagne ou du sud de la France.

Moustique tigre en Belgique : comment limiter sa reproduction chez vous ?

Voilà l’action la plus efficace, et elle ne coûte rien.

Le moustique tigre ne pond pas dans les mares ni les étangs. Il lui suffit d’un très petit volume d’eau stagnante — l’équivalent d’un bouchon suffit parfois. Autrement dit, ce sont les récipients oubliés dans un jardin qui font toute la différence.

À vider ou supprimer chaque semaine :

  • Soucoupes de pots de fleurs et jardinières
  • Seaux, arrosoirs et bassines laissés dehors
  • Gamelles d’animaux et abreuvoirs
  • Bâches de barbecue, de mobilier ou de piscine formant des creux
  • Jouets, brouettes et pneus stockés à l’extérieur
  • Cendriers extérieurs et pieds de parasol

À couvrir ou entretenir :

  • Récupérateurs d’eau de pluie, à fermer hermétiquement avec un couvercle ou une moustiquaire fine
  • Gouttières et regards, à curer pour éviter la stagnation
  • Piscines et bassins non utilisés, à couvrir ou traiter

Un point qui surprend souvent : ces mêmes gestes réduisent aussi la présence des rats, qui ont besoin de boire chaque jour. Supprimer les points d’eau stagnante agit donc sur deux nuisibles à la fois.

En pratique, une inspection hebdomadaire de dix minutes suffit pendant la saison, de mai à octobre.

Moustique tigre en Belgique : quelles protections individuelles ?

Quelques mesures simples réduisent les piqûres au quotidien.

Installez des moustiquaires aux fenêtres des chambres, en particulier si vous dormez fenêtres ouvertes. Portez des vêtements couvrants et clairs en fin de journée dans le jardin. Utilisez un répulsif cutané adapté, en respectant les indications de l’étiquette — les recommandations diffèrent pour les enfants et les femmes enceintes. Votre pharmacien vous orientera utilement.

En revanche, méfiez-vous des solutions présentées comme miracles. Les lampes UV attirent surtout des insectes non ciblés, et les ultrasons n’ont pas démontré d’efficacité contre les moustiques.

Si une piqûre s’infecte, ou en cas de fièvre inhabituelle après un voyage en zone tropicale, consultez un médecin.

Moustique tigre en Belgique : et les autres nuisibles de l’été ?

La saison 2026 a présenté des contrastes intéressants.

Les guêpes et les frelons se sont montrés relativement discrets cette année. Les mouches, de leur côté, ont visiblement souffert du stress hydrique lié à la sécheresse, avec des populations plus faibles qu’à l’habitude.

À l’inverse, les cafards ont profité de la chaleur. Leur cycle de reproduction s’accélère avec les températures élevées, et nos régions leur conviennent de mieux en mieux.

Quant aux rongeurs, la sécheresse estivale a favorisé la survie des jeunes dans les terriers. Résultat : une population plus importante cherchera chaleur et abri dans les bâtiments dès les premiers froids.

Autrement dit, toutes les espèces ne réagissent pas de la même manière au climat. Certaines reculent, d’autres progressent nettement.

Questions fréquentes

Le moustique tigre est-il présent à Bruxelles ? Des signalements concernent la périphérie directe, notamment Kraainem et Zaventem. La surveillance se poursuit jusqu’en octobre.

Transmet-il des maladies en Belgique ? Les autorités sanitaires indiquent qu’il n’existe pas de risque immédiat de transmission. Un moustique ne peut transmettre un virus qu’après avoir piqué une personne déjà infectée.

Comment le distinguer d’un moustique ordinaire ? Par sa petite taille, ses rayures noires et blanches très marquées, sa ligne blanche dorsale et son activité diurne.

Où signaler une observation ? Sur la plateforme SurveillanceMoustiques.be, avec une photo si possible.

Xterminexpress traite-t-il les moustiques ? Nous n’intervenons pas sur les moustiques. La lutte repose avant tout sur la suppression des gîtes larvaires et sur la surveillance officielle. Nous restons à votre disposition pour les rongeurs, cafards, punaises de lit, guêpes et frelons.

La pluie augmente-t-elle le risque ? Indirectement, oui : elle remplit les récipients extérieurs. C’est pourquoi une vérification hebdomadaire reste utile.

Faut-il traiter son jardin ? Non. Aucune pulvérisation généralisée n’est recommandée. Supprimer l’eau stagnante reste bien plus efficace, et sans impact sur les autres insectes.

Besoin d’une intervention pour un autre nuisible ?

Si vous constatez la présence de rongeurs, de cafards, de punaises de lit ou un nid de guêpes ou de frelons, nous intervenons dans les 19 communes de Bruxelles et en Brabant wallon.

Appelez le 0456 96 01 91 ou écrivez à xterminexpress@gmail.com.